La formation

Le projet SHUNT intègre la formation par la recherche comme pilier central de son programme éducatif. En encadrant activement des étudiants de Master et de doctorat dans des travaux interdisciplinaires liés à la durabilité de la chasse et du commerce de faune sauvage, SHUNT favorise l’acquisition de compétences pratiques et théoriques directement ancrées dans des problématiques réelles. Cette approche immersive permet aux apprenants de contribuer à la production de connaissances nouvelles tout en développant leur expertise scientifique, renforçant ainsi leur capacité à répondre aux enjeux complexes du système socio-écologique étudié.
L’école d’été, organisée en juillet 2023, sur le thème de l’écologie de la santé a proposé une formation intensive et interdisciplinaire, réunissant étudiants, chercheurs et acteurs locaux afin de développer des compétences pratiques et théoriques sur la durabilité de la faune sauvage et les enjeux sociosanitaires associés.
SHUNT participe également au Master OHARIS de l'Université d'Abomey Calavi sur l'approche "One Health", qui promeut une vision intégrée des interactions entre santé humaine, animale et environnementale.
Enfin, SHUNT vise à développer des outils de sensibilisation adaptés aux réalités locales, permettant de diffuser efficacement les connaissances acquises et de renforcer l’appropriation des enjeux de durabilité, de sécurité sanitaire et de conservation par les communautés et les décideurs, assurant ainsi un impact concret au-delà du milieu académique

Nos doctorants

Adounke Gilles

Adounké Gilles

 
Laboratoire d'Ecologie Appliquée (LEA)
Université d'Abomey Calavi
Bénin
Centre de Recherche sur la Biodiversité et l'Environnement (CRBE)
Université de Toulouse
France

ORCID  ResearchGate

Ma thèse s'intéresse à la durabilité de la chasse dans la forêt classée de la Lama, au sud du Bénin, une zone clé pour la biodiversité tropicale. En combinant des méthodes innovantes telles que l’analyse d’ADN environnemental (eDNA), la capture par pièges photographiques et les enquêtes auprès des communautés locales de chasseurs, ma thèse vise à mieux comprendre l’état des populations de mammifères chassés illégalement ainsi que la dynamique spatio-temporelle de la chasse. L’objectif est de développer des indicateurs fiables et un modèle de durabilité adaptés au contexte socio-écologique local, afin d’appuyer des stratégies efficaces de conservation et de gestion durable de la faune sauvage dans cette région.

Direction de thèse

Chabi Djagoun (LEA, UAC)
Philippe Gaubert (CRBE, Université de Toulouse)

Publications

Ayeko Ranmi

Ayeko Ranmi Denise

Photo ID
Laboratoire d'Ecologie Appliquée (LEA)
Université d'Abomey Calavi
Cotonou Bénin

ORCID  LinkedIn

Ma thèse porte sur les implications de la fragmentation des habitats sur la durabilité de la chasse au sud du Bénin. Cette région, située dans le Dahomey Gap, constitue une zone de transition écologique où subsistent quelques îlots forestiers jouant un rôle essentiel pour la conservation de la biodiversité et des espèces chassées pour la viande de brousse. Mes travaux combinent l’analyse diachronique d’images satellitaires, l’étude de la fragmentation paysagère, l’évaluation des risques d’extinction des habitats, ainsi que des enquêtes auprès des communautés locales afin de mieux comprendre l’évolution des paysages, la disponibilité de la faune chassée et les interactions entre populations humaines et ressources naturelles. À terme, cette recherche vise à proposer des outils d’aide à la décision et des stratégies de gestion spatiale adaptées au contexte socio-écologique du sud du Bénin, afin de contribuer à la conservation durable des écosystèmes forestiers et de la faune.

Direction de thèse

Sêwanoudé Scholastique Mireille TOYI (LEA, UAC)

Akpoli Ephrem

Akpoli Ephrem

Laboratoire d'Ecologie Appliquée (LEA)
Université d'Abomey Calavi
Cotonou
Bénin

Thème de recherche

Conservation des habitats des ongulés forestiers du Gap du Dahomey (Bénin) : ressources, gouvernance et durabilité

Ma thèse s’intéresse à la conservation des habitats des ongulés forestiers du Dahomey Gap (Bénin). En s’appuyant sur la théorie source-puits, elle évalue l'analyse spatiale de la structure métapopulationnelle des espèces d'ongulés forestiers de la réserve forestière de la Lama, suivi de l’analyse de la dynamique spatio-temporelle de ces ongulés dans les vestiges forestiers au cours des trois dernières décennies (1993-2003, 2003-2013, 2013-2023). Il s’ensuit la caractérisation de ces habitats en termes d'attributs écologiques et fonctionnels. Elle explore les interactions humaines avec ces habitats, en soulignant les services et les déservices écosystémiques et analyse les mécanismes de gouvernance en opposant la ‘’tragédie des biens communs’’ à la ‘’gouvernance des biens communs’’. Enfin, elle propose un cadre intégré pour concilier la conservation des habitats et le bien-être humain.

Direction de thèse

Fortuné Akomian Azihou (LEA)
Djagoun Joël

Djagoun Joël

Joel Djagoun
Unité de Recherche en Foresterie et Conservation des Bioressources
Université Nationale d'Agriculture
Bénin

ORCID

Thème de recherche

Durabilité du commerce de viande de brousse autour de la Forêt Classée de la Lama : enjeux et perspectives One Health

Ma thèse s'intéresse à l’évaluation de la durabilité du commerce de viande de brousse autour de la Forêt Classée de la Lama, au sud du Bénin. En adoptant une approche intégrée « One Health » (Une seule santé), ce travail prend en compte les interactions étroites entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes. L’objectif général est de mieux comprendre les dynamiques écologiques, sanitaires et socio-économiques qui sous-tendent le commerce de la faune sauvage. À terme, cette recherche vise à proposer des stratégies de gestion durable capables de concilier la conservation de la biodiversité, la sécurité sanitaire et les moyens d'existence des populations locales. Les résultats de cette étude fourniront ainsi des bases solides pour l’élaboration de politiques publiques adaptées au contexte béninois.

Direction de thèse

Bruno Djossa (Unité de Recherche en Foresterie et Conservation des Bioressources, Université Nationale d'Agriculture (UNA), Porto-Novo, Bénin)
Philippe Gaubert (CRBE, Université de Toulouse, France)

Publications

Mehouenou Juste

Mehouenou Juste

Photo ID
Laboratoire d’Analyse et de Recherche en Démographie et Économie Sociale (LARDES)
Université de Parakou
Bénin
Centre de Recherche sur la Biodiversité et l'Environnement (CRBE)
Université de Toulouse, France

Google Scholar  Researchgate

Thème de recherche

Penser une exploitation durable de la viande de brousse : Approches ethnographique, socio-économique et transdisciplinaire autour de la Forêt Classée de la Lama (Bénin)

Ma thèse explore les dimensions socio-économiques et culturelles de la chasse et du commerce de la faune sauvage au sud du Bénin, en mettant l'accent particulier sur les facteurs qui alimentent la demande de viande de brousse et le rôle des femmes dans ces activités. En interrogeant les chasseurs, les vendeurs et les acheteurs, dans et autour de la forêt classée de la Lama, ce travail vise à identifier les facteurs qui rendent cette chasse plus ou moins durable, et proposer des solutions de gestion qui bénéficient à la fois aux communautés locales et à la conservation de la biodiversité.

Direction de thèse

Fifanou Vodouhé (LARDES, Université de Parakou)
Philippe Gaubert (CRBE, Toulouse)
Romain Duda (CEFE, Montpellier)

Allocation de recherche pour une thèse au Sud  - ARTS (IRD)
Bourse du gouvernement français pour une bourse d'étude en France - SCAC Ambassade de France au Bénin

Pires Daniel

Pires Daniel

Photo ID Daniel Pires
Centre de Recherche sur la Biodiversité et l'Environnement (CRBE)
Université de Toulouse, France
Centro Interdisciplinar de Investigação Marinha e Ambiental (CIIMAR)
Université de Porto, Portugal

ORCID  ResearchGate

Thème de recherche

Ma thèse explore les risques émergents de maladies zoonotiques liés au commerce de la viande de brousse en Afrique de l’Ouest, avec un focus sur la forêt classée de Lama au Bénin. En adoptant une approche One Health, elle étudie la circulation de pathogènes prioritaires comme les Betacoronavirus et Bacillus anthracis (agent responsable de l'anthrax), ainsi que la diversité bactérienne potentiellement responsable de nouvelles maladies ("Disease X"). En combinant analyses moléculaires, enquêtes épidémiologiques et sciences sociales, ce projet vise à mieux comprendre les interactions entre faune sauvage, animaux domestiques et populations humaines, afin de prévenir les risques sanitaires liés à l’exploitation de la faune sauvage dans un contexte socio-écologique complexe.

Direction de thèse

Philippe Gaubert & Emilie Lecompte (CRBE, Toulouse, France)
Agostinho ANTUNES (CIIMAR, Université de Porto, Portugal)

Allocation doctorale EUR UNITEID

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